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Le Sbek Thom, théâtre d’ombres khmer (vidéo)
Le Sbek Thom, théâtre d’ombres khmer, met en scène de grandes marionnettes non articulées, en cuir ciselé, pouvant mesurer jusqu’à deux mètres de haut. Antérieur à la période angkorienne, il est considéré, à l’instar du Ballet royal et du théâtre masqué, comme un art sacré. Les représentations, dédiées aux divinités, n’étaient données que trois ou quatre fois par an pour des occasions spécifiques comme le Nouvel an khmer, l’anniversaire du roi ou la vénération de personnages illustres. Après la chute d’Angkor au quinzième siècle, le théâtre d’ombres a dépassé le cadre rituel pour devenir une forme artistique, sans toutefois perdre sa dimension cérémonielle.
Les marionnettes sont taillées dans une seule pièce de cuir selon un cérémonial spécifique à chaque dieu ou divinité représenté. Les peaux sont colorées à l'aide dune solution à base d’écorce de kandaol. L’artisan dessine la figurine sur la peau tannée, puis la cisèle et la peint avant de la fixer sur deux tiges de bambou qui permettront au danseur d’animer la marionnette.
Les représentations ont généralement lieu la nuit, en plein air, aux abords dune rizière ou d'une pagode. Un grand drap blanc est tendu entre deux hauts mâts de bambou devant un grand feu ou, désormais, des projecteurs. Les silhouettes des marionnettes sont projetées en ombre chinoise sur cet écran blanc. Le manipulateur lui donne vie en effectuant des pas de danse précis et spécifiques. Un orchestre et deux narrateurs accompagnent l’action dramatique. Inspirées du Reamker, la version khmère du Ramayana, les représentations mettent en scène des extraits de cette épopée. Elles peuvent s’étaler sur plusieurs nuits consécutives et nécessiter jusqu’à 160 marionnettes pour un même spectacle.
Nombre de ces figures ont été détruites sous le régime répressif des Khmers rouges qui a quasiment anéanti cet art sacré. Depuis 1979, le Sbek Thom retrouve progressivement vie grâce aux rares artistes survivants. À ce jour, trois théâtres d’ombres ont pu renaître de leurs cendres et assurent la transmission des connaissances et savoir-faire concernés, notamment ceux liés à la confection des marionnettes. Texte et vidéo : UNESCO
Commentaires
Genial
Je ne suis pas artiste mais assiste au Festival Mondial de la marionnette qui a lieu a Charleville-Mezieres (08000) tous les 3 ans et,je pense qu il serait interessant de vous faire connaitre...Je demeure en Corse mais je peux vous faire parvenir des adresses,seriez-vous interessé???
Je compte venir en thaillande fin Janvier,je n ai encore pas de destination specialement prevue,si vous avez besoin de documents n hesiter pas a me les demander.
Je vous souhaite une bonne journée.
Pascal,
Bonjour
Merci de votre visite et, gentil commentaire,
Concernant le post je ne suis qu’un messager du net, qui transmet une part de la culture d’Asie et ne suis aucunement impliqué dans des actions culturelles.
Espérons que des responsables de ce genre d’animations tomberons sur ce post pour aller plus avant
Bien cordialement
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